11 novembre 2004

Oumma.com est Islamiste et négationiste

"...le site islamiste et négationniste Oumma.com..."

FAQ AlexandreDelValle.com

03 octobre 2004

Avedon

J'aime bien les portraits que faisait Richard Avedon. Les souvenirs rapides: Penelope Tree, Bookends, Kinski.
On l'aurait remarqué pour son choix de sortir des studios pour photographier dans les rues des villes, dont Paris.
C'est tellement plus que ça.

T

13 septembre 2004

Sonate absurde

Oui je suis bien groggy. Tout n'est "que" mental.
Et pourtant l'esprit vit bien: il a compris que l'amour était bien rare. Particulièrement en amour. ça vous étonne et pourtant c'est comme ça. Il faut montrer qu'on s'en passe très bien pour pouvoir en avoir.

D'accord y'a du serpent qui avale sa queue dans ce truc. Même qu'il commence sérieusement à se grignotter la nuque.

Ne me demandez pas a quoi je pense. Je vais vous le dire: la rage froide, sans objet, sans exutoire. Une envie de purification du monde entier de ces comportements si viles.

Si je le pouvais j'accuserais quelques juifs de conspirer! Mais bon le lobby juif, je l'ai cherché sans le trouver. Dommage j'aurais bien adhéré ya plein d'avantage a être membre. Si vous avez un contact laissez-moi un message

En résumé une réaction de pauvre hère qui ne sais pas concrêtement comment retourner les outrages qu'il subit.

Et une voix qui dit: courbe toi, jusqu'à ne plus te relever.

08 septembre 2004

Rien que ça

Dans un entretien publié au printemps ("Les dirigeants face au changement", Les Editions du huitième jour), Patrick Le Lay affirmait que, "à la base, le métier de TF1, (c'était) d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. (...) Pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible", avait-il déclaré ajoutant: "Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible: c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible."

Le droit au retour...des Juifs en pays arabes

L'épuration ethnique des juifs en pays arabes, par Emma
Dressou



« Judenrein » : nettoyés de toute présence juive ! Voilà ce que sont devenus les pays arabes.

Qui réclame le « droit au retour » des juifs sur leur terre natale ?

Qui demande le partage de ces «territoires » ancestraux qu'ils occupaient avant même la présence arabe ?

Qui s'est préoccupé de leur immense détresse psychique et financière lorsqu'ils ont débarqué en France ou ailleurs, dispersés aux quatre vents, acculturés, arrachés à leur terre, abandonnant leurs morts, dépossédés de leurs moindres biens ?

L'attentat de la synagogue de Djerba, la guerre en Irak (et la découverte de ces quelques juifs vivant comme des Troglodytes), ou plus récemment les attentats de Casablanca, auraient pu être l'occasion pour les médias de s'interroger sur la quasi-disparition de ces populations juives. Mais non ! il est tellement plus facile et islamiquement correct de nous resservir sempiternellement l'antienne de la merveilleuse entente des juifs et des arabes en pays arabes ! Pour ne prendre que la Tunisie, où la Ghriba suffit à attester une présence juive plusieurs fois millénaire (ne dit-on pas qu'elle fut construite sur une pierre datant de la destruction du second Temple de Jérusalem ?).
Il est clair que le Protectorat n'a été qu'une « parenthèse » de l'histoire, car avant et après celui-ci la relation juifs-arabes était tout sauf idyllique

- Avant le protectorat : pogroms et brimades comme s'exclame Albert Memmi, lui-même juif tunisien:

« Allons je vois bien qu'il faut parler plus net : la fameuse vie idyllique des juifs dans les pays arabes, c'est un mythe ! La vérité, puisqu'on m'oblige à y revenir, est que nous étions une minorité dans un milieu hostile ; comme tels, nous avions toutes les peurs, les angoisses, le sentiment constant de fragilité des trop faibles ? La cohabitation avec les Arabes n'était pas seulement malaisée, elle était pleine de menaces, périodiquement mises à exécution?


J'ai vécu les alertes du ghetto, les portes et les fenêtres qui se fermaient, mon père arrivait en courant après avoir verrouillé son magasin en hâte parce que des rumeurs sur l'imminence d'un pogrom s'était répandues. Mes parents faisaient des provisions dans l'attente d'un siège, qui ne venait pas nécessairement d'ailleurs, mais cela donnait la mesure de notre angoisse, de notre insécurité permanente. Nous nous sentions alors abandonnés de toute la terre, y compris hélas des autorités du Protectorat »

Albert Memmi « juifs et arabes » éd. Gallimard, 1974 p.50

Quant aux brimades, il suffit de rappeler la touchante coutume de la chtèka, ou « coup sur la tête » que n'importe quel arabe avait le droit de donner sur un passant juif, ou encore celle qui obligeait les juifs à descendre du trottoir dès lors qu'il croisait un arabe?

- Après l'Indépendance : spoliation et nettoyage ethnique

Dès la proclamation de l'Indépendance, une méthode d'épuration «soft » très au point permit de se débarrasser des juifs (qu'ils soient de nationalité française ou tunisienne) tout en les spoliant : Alors qu'une partie de la population juive avait cru possible de continuer à vivre dansleur pays devenu Etat tunisien, « qu'ont fait les Tunisiens ? Tout comme les Marocains et les Algériens, ils ont liquidé - avec intelligence et souplesse - leurs communautés juives. Ils ne se sont pas livrés à des brutalités ouvertes comme dans d'autres pays arabes ; ce qui d'ailleurs aurait été difficile après tant de services rendus, l'aide d'une partie de nos intellectuels ; à cause aussi de l'opinion mondiale, mais ils ont étranglé économiquement la population juive.

Pour les commerçants c'était facile: il suffisait de ne pas renouveler les patentes, de refuser les licences d'importation ; en même temps, on avantageait leurs concurrents musulmans. Dans l'administration, ce n'était pas plus compliqué : on n'engageait pas les juifs ; ou on mettait les anciens agents dans des difficultés linguistiques insurmontables que l'on n'imposait pas aux Musulmans. De temps en temps, on envoyait en prison un ingénieur, ou un grand commis, sur des accusations mystérieuses, kafkaïennes, qui affolaient tous les autres. » op. cit.p.54

Sans compter, qu'à l'occasion de tel ou tel événement extérieur, les flambées de violences, avec comme point culminant l'incendie de la Grande synagogue de Tunis en 1967, continuaient à dissuader ceux qui «résistaient» et devenaient, privés de protection, l'objet de défoulement privilégié des foules haineuses.

Et c'est ainsi que, poussés à l'exil, avec seul un dinar en poche - partir avec le moindre argent était passible de prison ! - les juifs tunisiens quittèrent leur pays abandonnant tout ce qu'ils avaient construit par leur seul travail : les maisons dans lesquelles ils étaient nés et dans lesquelles leurs aïeux étaient morts, maisons aussitôt investies par des familles arabes.
Leurs commerces ? commerces sur lesquels firent aussitôt main-basse leurs concurrents, ou leur cabinet médical ou juridique - cabinet sur lequel louchait l'ami ou confrère arabe et qui, à force de harcèlement, les avait poussés dehors.

Aujourd'hui: déni et révisionnisme

Bien sûr 1500 juifs environ restent à Djerba et Tunis et à peu près autant au Maroc. « Protégés » par le pouvoir comme au temps de leur « dhimmitude », espèce en voie de disparition, ils constituent une sorte de zoo à la fois caution morale sur la scène internationale « voyez comme chez nous les juifs sont bien traités » et argument révisionniste : « les autres n'ont pas été chassés, ce sont eux qui ont voulu partir » (et pour cause !!!)

Le « droit au retour », voire la création d'un état « judéo-tunisien », les juifs tunisiens seraient largement en droit de les réclamer !

Serait-ce si incongru ?

Nettement moins que ce que les palestiniens réclament : un état « palestinien » dans une partie de la Palestine historique « la Cisjordanie », plus Israël dans lequel devraient revenir les « réfugiés» palestiniens.

Pas très logique tout çà ? Très logique au contraire !

Pour préciser : un pays arabe « pré-inexistant »,-la Cisjordanie- mais déjà « néo-judenrein » (les habitants des colonies de Judée-Samarie, berceau du peuple juif, devraient quitter les lieux sans que l'on exige la moindre réciprocité pour le million d'arabes israéliens!) plus un autre état arabe (Israël) livré «clés en mains» celui-là, et avec une population juive presque aussitôt minoritaire? En clair le dernier avatar du projet d'épuration ethnique en « terre arabe »

Emma Dressou
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10 août 2004

Hello,

listen, I don't want to offend you, but until now, companies like Microsoft has done whatever they want in total disregard of law. And they are doing well why should they care?
Laws? No problem "how much is the fine?" and "we will find a settlement"

Not to talk how few they care about the end-users... Hocus Pocus install that soft now!
Legal?
Yes, since you agreed - on a click - the 50 MB end-user agreement! Oh you mean you didn't read it extensively? What a pity!

Of course I understand your position. As a newcomer on the market you would like that the mammoth gracefully let you enter...

This is so naïve...

So let say that they agree, who/which organization could ensure that a particular soft complies with any (sub)set of rules?

TM

16 février 2004

Israël et nous

Tribune de Philippe Tesson parue dans le quotidien métro - édition parisienne.


Le président de l’Etat d’Israël, Moshe Katsav, arrive aujourd’hui à Paris pour une visite d’Etat de quatre jours. Je rassure tout de suite les Parisiens qui gardent le souvenir de cette semaine maudite de janvier où la capitale fut le théâtre d’embouteillages monstrueux provoqués par la visite du président chinois. Rappelez-vous : la rue de Rivoli fermée à la circulation, les grands axes bloqués autour des palais officiels, 2 000 policiers réquisitionnés,
un cortège ridicule de 50 voitures, les automobilistes immobilisés comme du bétail à la porte de l’équarrissage, bref le mépris.


Oui, rassurez-vous. Avec l’Israélien, on va la jouer modeste. Israël n’est pas une grande nation qui a l’avenir devant elle, c’est un petit peuple qui se bat pour survivre. Israël n’achète pas d’Airbus ni de TGV. Israël n’est plus à la mode, Israël n’est pas un bon client. C’est tout juste si on n’en est pas à demander des comptes à Israël, si on n’en est pas à demander à Israël de s’expliquer, de se justifier d’être là, si on n’en est pas à convoquer Israël devant le
tribunal des droits de l’homme. L’autre, le Chinois, on l’a blanchi d’office. Acquitté. Le Tibet, Tian’anmen, la dictature, oublié, tout ça. Sharon, c’est plus sérieux, c’est du solide. Je ne veux pas dire que les Israéliens sont des enfants de Marie – ce serait en effet difficile ! –mais quand même : ce “deux poids deux mesures” dans l’évaluation du bien et du mal a quelque chose de révoltant.


D’autant plus révoltant que des signes incontestables marquent en France un
inquiétant réveil de l’antisémitisme et que s’amorce la menace d’une véritable guerre religieuse à la faveur du grand débat engagé autour de l’islam. Du fait de son histoire et de sa tradition, et du fait qu’elle abrite à la fois une forte communauté musulmane et une forte communauté juive – la deuxième de la diaspora, en nombre – la France a non seulement vocation à réunir l’une et l’autre sous le toit d’un asile pacifique, mais aussi à donner au monde l’exemple d’une intégration réussie. Il convient d’ailleurs de rendre hommage à nos gouvernants, de droite et de gauche, d’oeuvrer dans ce sens depuis un demi-siècle. Or, voilà que sous la pression d’événements extérieurs, des forces se déchaînent dans notre pays, longtemps souterraines mais aujourd’hui à ciel ouvert, pour contrarier ce mouvement. Elles
spéculent sur plusieurs facteurs : le contexte international, l’antiaméricanisme, le rapport des forces, la peur, et certains conformismes, culturels, idéologiques ou historiques. Tout cela aux dépens d’Israël, et au-delà d’Israël, aux dépens des Juifs. Cette pente amorcée est dangereuse, l’histoire nous l’enseigne.


La visite du président israélien doit donc être mise à profit par les dirigeants français pour prendre le monde et notre pays à témoin de leurs dispositions résolues, au-delà des pétitions de principe, non seulement à réprimer plus sévèrement l’intolérance, cela va de soi, non seulement à consolider sur le plan national les conditions de l’intégration, mais aussi, sur le plan international, à réaffirmer d’une manière plus nette une position devenue très floue sur le droit d’Israël à la sécurité. La montée des fanatismes rend aujourd’hui impérieux ce devoir, nonobstant les péchés d’Israël et nonobstant les exigences de notre politique vis-à-vis de l’Islam.

11 février 2004

Simon & Garfunkel

Simon & Garfunkel's 2003 release of the Concert In Central Park played on September 1981

+ The Late Great Johnny Ace
+ Late in the Evening (reprise)
- No extra features

<<>>

08 février 2004

Le (t)chat et la souris!

On dirait vraiment que l'on joue au chat et à la souris!
A un moment on se croise au détour d'une connexion Internet.
Puis le silence.
On sonde l'intensité de ce silence: que veut-il dire?
Que la connexion virtuelle est coincée dans le cablage?
Qu'il ou elle est occupé(e)?
Non, en général, il vaut mieux adopter le principe de précaution et se dire qu'il n'y aura rien de plus.
Pas grave.
Chaque rencontre me rapproche de la bonne personne.
@+

18 juin 2003

37 ans

Bon anniversaire moi-même !

La fête était bien et j'ai de nombreux remerciements a
faire. Un peu comme aux festivals, mais en sincère. Merci a ceux
qui sont venus... surtout avec un cadeau pour la preuve de respect que
cela représente... et a tous ceux qui ont donné un coup
de main: mon père et les fées:
Michèle, les discrètes Yaël et
Laurène...

Merci à Marc mon frère pour son cadre épanouissant.

TM

22 mai 2003

Bientôt

Bientôt, du neuf

15 mai 2003

Si seulement elle était jolie

Si seulement elle était jolie...
Eh oui, je sais ce n'est pas super élégant. Mais c'est
tellement

bien dit et puis ce n'est pas si inexact que ça: personne n'est
oubliée.

;-)

14 mai 2003

De la "liberté" de la presse

Peu de gens ont un regard suffisamment critique sur eux-même pour
s'avouer de mauvaise foi.

Ce problème devient une faute déontologique quand on
est journaliste.

Lisez plutôt...

11 mai 2003

TF1, une banale histoire d'intérêt

D'aucuns, dans la presse et ailleurs, prétendaient que Starac était de la trash tv qui se masquait derrière des belle valeurs : travail, famille... J'avoue y avoir cru. Mais apparemment ce ne fut qu'une étape pour arriver au plus bas. Ce que vous allez lire là est édifiant et vous fera sourire. Pourvu qu'on ait de la mémoire.

Parce que pour ça, ils ont déjà atteint la nappe phréatique: Collant-Tas, Gringue le mildiou, le bache et l'or, et sa pouffe symétrique, Nazes pipoles, Fermez-la. Et bientôt le reste: Grimpe moi dessus, et Fais moi encore plus mal sont déjà prêts. On attend juste le bon timing pour vous éclabousser. Mais rassurez-vous les bénéfices seront reversés a Putes Sans Frontières. On n'est pas des sauvages tout de même.


Le Monde du 25 avril 1996 a publié une interview d'Étienne Mougeotte, vice-PDG de TF1. Il s'y prononce contre " la télévision poubelle " et annonce une moralisation de sa chaîne. Étienne Mougeotte, désormais administrateur de Luxtel, revenait d'une visite à Rome où il avait organisé une projection privée pour les cardinaux du Juste avec Mgr di Falco. « Loft Story » : le coup de colère de Patrick Le Lay ne pas sombrer dans la « télé-poubelle ».

Le P - DG de TF1 accuse M6, la chaîne rivale qui diffuse l � émission « Loft Story », d � avoir violé un engagement , pris en commun , de ne pas sombrer dans la « télé-poubelle ». M. Le Lay affirme avoir reçu dans son bureau, au siège de TF1, « au début de cette année », Jean Drucker et Nicolas de Tavernost, respectivement président du conseil de surveillance et du directoire de M6, à leur demande. Etienne Mougeotte, vice-président de TF1 assistait également à cette rencontre. « Au cours de cette réunion, engagement avait été pris entre M6 et TF1 de ne pas diffuser sur nos antennes respectives une émission de type " Big Brother " , c'est-à-dire un programme fondé sur l'enfermement pendant une longue période d'hommes et de femmes vivant 24 heures sur 24 sous l'oeil de caméras faisant fi de toute intimité», écrit le PDG de TF1. « Nous voulions, grâce à cet accord entre les deux grands réseaux de télévision privée, faire obstacle à l'intrusion en France de la télé-poubelle. Les dirigeants de M6 ont manqué à cet engagement sur l'honneur, pris d'un commun accord », ajoute M. Le Lay. Le patron de TF1 constate que « l'entrée fracassante de M6 dans la " trash-télé " coïncide avec l'arrivée de RTL Group, filiale du groupe allemand Bertelsmann,dans l'actionnariat de M6 ». Un appel «Peut-on tout montrer à la télévision ?», s'interroge Patrick Le Lay. « Comme deux Français sur trois, à TF1 nous répondons non. Une grande chaîne gratuite, disponible en clair pour l � ensemble des Français, y compris, les plus jeunes d'entre eux, a des règles éthiques et déontologiques à observer. » En conclusion, M. Le Lay lance un appel aux «associations familiales», aux « défenseurs de la personne et de la dignité humaines », au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) et aux responsables politiques pour que chacun, dans son domaine, prenne ses responsabilités face à cette émission.

Peut-on tout montrer à la télévision ?
par Patrick Le Lay Article publié le 11 Mai 2001 PAR PATRICK LE LAY

En 2003, il semble que c'est oui (ndlr)

« J'ai toujours refusé, en tant que président de TF1, de porter un jugement sur les programmes de nos concurrents. Cependant, le vacarme provoqué par la diffusion de "Loft Story" par M6 m'oblige, pour des raisons déontologiques, morales et politiques à faire entendre sereinement la voix de TF1 dans la cacophonie ambiante.

TF1, première chaîne française, a refusé à plusieurs reprises les propositions du groupe de production Endemol de diffuser sur son antenne "Loft Story", version française du programme néerlandais "Big Brother". Ce choix éthique était d'ailleurs partagé par les dirigeants de M6, au point que Jean Drucker, président du conseil de surveillance, et Nicolas de Tavernost, président du directoire, avaient souhaité me rencontrer en présence d'Etienne Mougeotte, vice-président de TF1, en mon bureau au siège de TF1, au début de cette année, pour évoquer les problèmes posés par ce type de programme. Au cours de cette réunion, engagement avait été pris entre M6 et TF1 de ne pas diffuser sur nos antennes respectives une émission du type "Big Brother", c'est-à-dire un programme fondé sur l'enfermement pendant une longue période d'hommes et de femmes vivant vingt-quatre heures sur vingt-quatre sous l'�il de caméras faisant fi de toute intimité. Nous voulions, grâce à cet accord entre les deux grands réseaux de télévision privée, faire obstacle à l'intrusion en France de la télé-poubelle. Les dirigeants de M6 ont manqué à cet engagement sur l'honneur, pris d'un commun accord.

La question centrale n'est pas de savoir si, pendant les dix semaines de diffusion de "Loft Story", M6 va pouvoir "jouer dans la cour des grands".

Une chaîne de télévision, c'est huit mille heures de programmes par an, et ce n'est pas avec un coup, si racoleur soit-il, qu'on peut, sur la longue période, concurrencer des programmes aussi attrayants et fédérateurs que "Julie Lescaut", "Les Misérables", "Ushuaïa", l'équipe de France de football, les grands journaux de 13 heures et de 20 heures, et combien d'autres. La question est de savoir pourquoi ce changement est survenu et de réfléchir à ses conséquences pour le contenu et la réglementation de la télévision dans notre pays.

M6 dispose pour diffuser son programme, au même titre que TF1, France 2, France 3, La Cinq-Arte et Canal+, d'un réseau hertzien de fréquences, bien domanial rare accordé par le CSA pour une durée limitée à des sociétés dûment identifiées et aux actionnaires connus. Ces programmes sont encadrés d'un corpus de lois et de décrets extrêmement complexe, résultat de la volonté de la France d'affirmer son exception culturelle au sein de l'Europe en matière audiovisuelle.

L'entrée fracassante de M6 dans la "trash-télé" coïncide avec l'arrivée de RTL Group, filiale du groupe allemand Bertelsmann, dans l'actionnariat de M6 et la déclaration du président de Bertelsmann, Thomas Middelhoff, affichant sa volonté de prendre 100% du capital de M6, en contradiction flagrante avec la loi française sur l'audiovisuel. Cette entrée de RTL Group dans le capital de M6 est une modification fondamentale par rapport à l'actionnariat historique de la chaîne.

La CNCL avait en effet attribué l'autorisation d'émettre à un groupe d'actionnaires dominé à égalité par la Lyonnaise des eaux et par la CLT, propriété d'Albert Frère. La vente à Bertelsmann, en février dernier, par l'homme d'affaires belge de RTL a totalement rompu ce subtil équilibre. Aujourd'hui, M6 a théoriquement deux actionnaires de poids égal, Suez et RTL Group, filiale de Bertelsmann.

En vérité, RTL-Bertelsmann a pris le contrôle de fait de la ligne éditoriale de M6. Le président de Suez, interrogé par un de ses actionnaires sur le fait de savoir si la diffusion de "Loft Story" par sa filiale M6 était compatible avec les valeurs de son groupe, au cours de l'assemblée générale de Suez le 4mai, lui a répondu que Suez n'avait aucune responsabilité dans le contenu des programmes de M6.

C'est donc maintenant RTL Group qui détermine les choix stratégiques de programmation de M6, au même titre que ceux des autres chaînes qu'elle contrôle en Europe, comme c'est du reste l'usage dans toutes les multinationales.

Cette situation nouvelle est en contradiction avec l'exigence formulée par la ministre de la communication Catherine Tasca et le CSA que l'équilibre des votes soit rigoureusement respecté entre les deux actionnaires Suez et RTL chaque fois qu'une décision importante serait prise concernant M6. Dans l'esprit du ministre et du CSA, il ne s'agissait évidemment pas seulement de la gestion de M6, mais aussi et d'abord des principes qui fondent la programmation de cette chaîne.

La diffusion de "Loft Story" sur M6 pose un double problème, éthique et juridique. L'origine et la finalité du système, commun à tous les pays où a été diffusé "Big Brother", sont la diffusion de la chaîne en clair en l'occurrence M6. Elle propose à une heure de grande écoute rassemblant notamment des jeunes enfants et des adolescents, un programme fondé sur les aventures sexuelles d'un groupe de jeunes gens enfermés pendant soixante-dixjours avec des caméras qui les poursuivent jusque sous la douche.

Le premier relais est constitué par la diffusion vingt-quatre heures sur vingt-quatre d'une chaîne payante sur TPS, avec des images beaucoup plus sulfureuses que celles de M6. En tant que président de TPS, j'étais opposé à la diffusion du programme "La vie dans le loft". Des dispositions propres au fonctionnement de TPS imposent la présence à mes côtés d'un directeur général, désigné par le Groupe Suez, qui a pris la responsabilité de signer le contrat. Je ne me suis pas opposé à cette signature, n'étant pas en mesure de porter un jugement définitif sur un programme que je ne connaissais pas. A la vue de la diffusion, j'ai effectué par écrit les protestations utiles et j'ai décidé de réunir un conseil d'administration extraordinaire pour examiner avec les administrateurs les dangers que "La vie du loft" fait courir à l'image de TPS.

Le deuxième relais est l'utilisation en sous-main d'Internet: des fuites organisées vers des sites "pirates" des séquences les plus "chaudes" non diffusées par M6 ou TPS augmentent, grâce à des images pornographiques, la résonance du programme. Enfin, le troisième relais consiste en une promotion orchestrée par les différentes stations de radio du groupe RTL, voire par des producteurs de télévision en apparence indépendants. On a ainsi pu découvrir dans l'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde", diffusée le 4 mai sur France3, Marc-Olivier Fogiel faisant une promotion tapageuse de "Loft Story", ce qui s'explique difficilement, sauf si l'on sait que la société de cet animateur est tout simplement filiale d'Endemol, productrice de "Loft Story".

Peut-on tout montrer à la télévision ? Comme deuxFrançais sur trois, à TF1 nous répondons non. Une grande chaîne gratuite, disponible en clair pour l'ensemble des Français, y compris les plus jeunes d'entre eux, a des règles éthiques et déontologiques à observer. TF1 s'est forgée les siennes au fil de son presque demi-siècle d'existence, dont quatorzeans comme chaîne privatisée au cours desquels beaucoup de travail et quelques erreurs nous ont permis de baliser notre chemin. La transgression par M6 d'une règle observée jusqu'à présent par tous les diffuseurs privés ou publics de ne pas toucher à la télé-poubelle est une très forte interpellation.Aux responsables d'associations familiales de décider si "Loft Story" et ses sous-produits pornographiques mettent en cause la protection de l'efance. Aux défenseurs de la personne et de la dignité humaine de s'interroger sur la situation psychique et juridique des jeunes participants à "Loft Story".

Au CSA de dire si une chaîne généraliste en clair peut diffuser à une heure où une majorité d'enfants regardent la télévision, un programme incitant des jeunes gens à former un couple temporaire par appât du gain.

Aux responsables politiques de réfléchir à la mainmise d'un groupe étranger, fût-il européen, sur un grand réseau de télévision, et cela à un moment où il est question d'attribuer un grand nombre de fréquences en mode numérique terrestre. Cette évolution est-elle compatible avec la sauvegarde de l'exception culturelle française ?

Quant à moi, je maintiendrai le cap fixé par Francis Bouygues en 1987 : faire que TF1 reste la chaîne préférée des Français, s'adressant à tous dans le respect de leurs convictions, de leurs croyances et de leur dignité. »

Patrick Le Lay est président-directeur général de TF1.

MM

Le retour des amazones.

09 mai 2003

Oh !

Ma chère amie de "nos rendez-vous" m'a l'air staracadémisée a fond!!! Pas une phrase qui ne vienne d'une chanson.
J'ai demandé "C'est grave docteur?"
Il m'a répondu : "je suis malade, complètement malade etc"

Choderlos XXI

2001

[...]
Mon esprit s'étire si infiniment vers toi, que tu devrais le ressentir dans ta chair. Ma tendresse pour toi grandit chaque fois un peu plus. Ma joie aussi, ma faculté d'aimer.

J'aime être avec toi, couché dans les herbes du cyberespace, étalant ta chevelure comme une auréole autour de ton visage heureux, qui s'ouvrira peut-etre un peu pour moi, par un sourire, une larme de bonheur...
[...]

08 mai 2003

LLL

Aujourd'hui je lui ai parlé.

06 mai 2003

Bienvenue !