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29 octobre 2009

Défense des consommateurs. A l'étranger, c'est vraiment autre chose

Quelques jours après un sommet du droit des consommateurs à Paris, il n'est toujours pas très sûr que les droits des consommateurs seront mieux pris en compte. Les entreprises et le medef ont toujours obtenu que le droit des consommateurs reste leger et donc sans risques juridiques.

A l'étranger on ne badine pas avec le droit des consommateurs. Les tromperies, mensonges, biais de concurrence qui sont légions en France sont combattues sans complaisance ailleurs. C'est certainement l'attrait principal de la France pour les distributeurs de biens et de services: ici, la loi est complaisante, les associations de consommateurs n'ont pas les moyens de combattre les abus et la mentalité des Français n'est toujours pas prête. Pour mémoire l'initiative cartel des opérateurs mobiles qui n'a pas réussi à enrayer le Yalta des operateurs mobiles qui consistait en une entente sur les prix au détriment de tous les abonnés de France.

Pour illuster cela, voici ce que Danone ne risque sûrement pas en France, ou tout le monde a vu des publicités identiques. Bvp, afssa? Cela n'est pas vraiment un obstacle.

"Récemment, Dannon, la filiale américaine de Danone, a dû annoncer qu'elle allait débourser 35 millions de dollars, soit jusqu'à 100 dollars par consommateur éligible, pour régler une plainte collective déposée par des consommateurs lui reprochant de surestimer les bienfaits sanitaires sur les emballages des yaourts Activia et Actimel. Elle devra aussi modifier ses campagnes."

11 septembre 2009

Comment sfr consomme votre crédit à votre place

Avez-vous déjà remarqué cela? bien que votre mobile était dans votre main et que l'on cherchait à vous joindre, votre correspondant ne pouvait pas vous joindre. Mieux que ça il a été directement connecté à votre boîte vocale. Et quelques minutes plus tard vous recevez le sms disant qu'il ne pouvais pas vous joindre.
Tout d'abord, il y a tromperie sur le service puisque celui ci vous "déconnecte du réseau" à votre insu. Et pourtant l'opérateur vous doit ce service, même à cet instant précis. Quoiqu'il ait pu écrire en lettres minuscules dans les clauses du contrat, rien ne justifie que le service se dégrade au point que vous ne puissiez plus l'utiliser.
Pas d'explications, bien sur, de la part du sav, "vous voyez que ça fonctionne là".

La beauté de l'affaire, ou comment pénaliser le client doublement : cela consomme le crédit à votre place. Celui qui vous appelle doit consommer de son crédit pour avoir votre répondeur. Et, puisque ça ne passe pas la première fois, il vous rappelle mais a nouveau, il est dirigé obligatoirement sur votre répondeur, il voit son crédit consommé à nouveau... pour rien. Puis vous recevez les sms d'appels en absence (en absence de service de sfr surtout) qui vous invitent à le rappeler. Cout total: 4 ou 5 minutes consommées de part et d'autre sans aucun service rendu.
Si on multiplie cela par quelques dizaines de millions d'abonnés, on peut estimer que sfr consomme, à la place de ses abonnés, de l'ordre d'une trentaine de millions d'euros par jour.