On l'aurait remarqué pour son choix de sortir des studios pour photographier dans les rues des villes, dont Paris.
C'est tellement plus que ça.
T
« Judenrein » : nettoyés de toute présence juive ! Voilà ce que sont devenus les pays arabes.
Qui réclame le « droit au retour » des juifs sur leur terre natale ?
Qui demande le partage de ces «territoires » ancestraux qu'ils occupaient avant même la présence arabe ?
Qui s'est préoccupé de leur immense détresse psychique et financière lorsqu'ils ont débarqué en France ou ailleurs, dispersés aux quatre vents, acculturés, arrachés à leur terre, abandonnant leurs morts, dépossédés de leurs moindres biens ?
L'attentat de la synagogue de Djerba, la guerre en Irak (et la découverte de ces quelques juifs vivant comme des Troglodytes), ou plus récemment les attentats de Casablanca, auraient pu être l'occasion pour les médias de s'interroger sur la quasi-disparition de ces populations juives. Mais non ! il est tellement plus facile et islamiquement correct de nous resservir sempiternellement l'antienne de la merveilleuse entente des juifs et des arabes en pays arabes ! Pour ne prendre que la Tunisie, où la Ghriba suffit à attester une présence juive plusieurs fois millénaire (ne dit-on pas qu'elle fut construite sur une pierre datant de la destruction du second Temple de Jérusalem ?).
Il est clair que le Protectorat n'a été qu'une « parenthèse » de l'histoire, car avant et après celui-ci la relation juifs-arabes était tout sauf idyllique
- Avant le protectorat : pogroms et brimades comme s'exclame Albert Memmi, lui-même juif tunisien:
« Allons je vois bien qu'il faut parler plus net : la fameuse vie idyllique des juifs dans les pays arabes, c'est un mythe ! La vérité, puisqu'on m'oblige à y revenir, est que nous étions une minorité dans un milieu hostile ; comme tels, nous avions toutes les peurs, les angoisses, le sentiment constant de fragilité des trop faibles ? La cohabitation avec les Arabes n'était pas seulement malaisée, elle était pleine de menaces, périodiquement mises à exécution?
Pour les commerçants c'était facile: il suffisait de ne pas renouveler les patentes, de refuser les licences d'importation ; en même temps, on avantageait leurs concurrents musulmans. Dans l'administration, ce n'était pas plus compliqué : on n'engageait pas les juifs ; ou on mettait les anciens agents dans des difficultés linguistiques insurmontables que l'on n'imposait pas aux Musulmans. De temps en temps, on envoyait en prison un ingénieur, ou un grand commis, sur des accusations mystérieuses, kafkaïennes, qui affolaient tous les autres. » op. cit.p.54
Sans compter, qu'à l'occasion de tel ou tel événement extérieur, les flambées de violences, avec comme point culminant l'incendie de la Grande synagogue de Tunis en 1967, continuaient à dissuader ceux qui «résistaient» et devenaient, privés de protection, l'objet de défoulement privilégié des foules haineuses.
Et c'est ainsi que, poussés à l'exil, avec seul un dinar en poche - partir avec le moindre argent était passible de prison ! - les juifs tunisiens quittèrent leur pays abandonnant tout ce qu'ils avaient construit par leur seul travail : les maisons dans lesquelles ils étaient nés et dans lesquelles leurs aïeux étaient morts, maisons aussitôt investies par des familles arabes.
Leurs commerces ? commerces sur lesquels firent aussitôt main-basse leurs concurrents, ou leur cabinet médical ou juridique - cabinet sur lequel louchait l'ami ou confrère arabe et qui, à force de harcèlement, les avait poussés dehors.
Aujourd'hui: déni et révisionnisme
Bien sûr 1500 juifs environ restent à Djerba et Tunis et à peu près autant au Maroc. « Protégés » par le pouvoir comme au temps de leur « dhimmitude », espèce en voie de disparition, ils constituent une sorte de zoo à la fois caution morale sur la scène internationale « voyez comme chez nous les juifs sont bien traités » et argument révisionniste : « les autres n'ont pas été chassés, ce sont eux qui ont voulu partir » (et pour cause !!!)
Le « droit au retour », voire la création d'un état « judéo-tunisien », les juifs tunisiens seraient largement en droit de les réclamer !
Serait-ce si incongru ?
Nettement moins que ce que les palestiniens réclament : un état « palestinien » dans une partie de la Palestine historique « la Cisjordanie », plus Israël dans lequel devraient revenir les « réfugiés» palestiniens.
Pas très logique tout çà ? Très logique au contraire !
Pour préciser : un pays arabe « pré-inexistant »,-la Cisjordanie- mais déjà « néo-judenrein » (les habitants des colonies de Judée-Samarie, berceau du peuple juif, devraient quitter les lieux sans que l'on exige la moindre réciprocité pour le million d'arabes israéliens!) plus un autre état arabe (Israël) livré «clés en mains» celui-là, et avec une population juive presque aussitôt minoritaire? En clair le dernier avatar du projet d'épuration ethnique en « terre arabe »
Emma Dressou
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Le président de l’Etat d’Israël, Moshe Katsav, arrive aujourd’hui à Paris pour une visite d’Etat de quatre jours. Je rassure tout de suite les Parisiens qui gardent le souvenir de cette semaine maudite de janvier où la capitale fut le théâtre d’embouteillages monstrueux provoqués par la visite du président chinois. Rappelez-vous : la rue de Rivoli fermée à la circulation, les grands axes bloqués autour des palais officiels, 2 000 policiers réquisitionnés,
un cortège ridicule de 50 voitures, les automobilistes immobilisés comme du bétail à la porte de l’équarrissage, bref le mépris.
Oui, rassurez-vous. Avec l’Israélien, on va la jouer modeste. Israël n’est pas une grande nation qui a l’avenir devant elle, c’est un petit peuple qui se bat pour survivre. Israël n’achète pas d’Airbus ni de TGV. Israël n’est plus à la mode, Israël n’est pas un bon client. C’est tout juste si on n’en est pas à demander des comptes à Israël, si on n’en est pas à demander à Israël de s’expliquer, de se justifier d’être là, si on n’en est pas à convoquer Israël devant le
tribunal des droits de l’homme. L’autre, le Chinois, on l’a blanchi d’office. Acquitté. Le Tibet, Tian’anmen, la dictature, oublié, tout ça. Sharon, c’est plus sérieux, c’est du solide. Je ne veux pas dire que les Israéliens sont des enfants de Marie – ce serait en effet difficile ! –mais quand même : ce “deux poids deux mesures” dans l’évaluation du bien et du mal a quelque chose de révoltant.
D’autant plus révoltant que des signes incontestables marquent en France un
inquiétant réveil de l’antisémitisme et que s’amorce la menace d’une véritable guerre religieuse à la faveur du grand débat engagé autour de l’islam. Du fait de son histoire et de sa tradition, et du fait qu’elle abrite à la fois une forte communauté musulmane et une forte communauté juive – la deuxième de la diaspora, en nombre – la France a non seulement vocation à réunir l’une et l’autre sous le toit d’un asile pacifique, mais aussi à donner au monde l’exemple d’une intégration réussie. Il convient d’ailleurs de rendre hommage à nos gouvernants, de droite et de gauche, d’oeuvrer dans ce sens depuis un demi-siècle. Or, voilà que sous la pression d’événements extérieurs, des forces se déchaînent dans notre pays, longtemps souterraines mais aujourd’hui à ciel ouvert, pour contrarier ce mouvement. Elles
spéculent sur plusieurs facteurs : le contexte international, l’antiaméricanisme, le rapport des forces, la peur, et certains conformismes, culturels, idéologiques ou historiques. Tout cela aux dépens d’Israël, et au-delà d’Israël, aux dépens des Juifs. Cette pente amorcée est dangereuse, l’histoire nous l’enseigne.
La visite du président israélien doit donc être mise à profit par les dirigeants français pour prendre le monde et notre pays à témoin de leurs dispositions résolues, au-delà des pétitions de principe, non seulement à réprimer plus sévèrement l’intolérance, cela va de soi, non seulement à consolider sur le plan national les conditions de l’intégration, mais aussi, sur le plan international, à réaffirmer d’une manière plus nette une position devenue très floue sur le droit d’Israël à la sécurité. La montée des fanatismes rend aujourd’hui impérieux ce devoir, nonobstant les péchés d’Israël et nonobstant les exigences de notre politique vis-à-vis de l’Islam.
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Mon esprit s'étire si infiniment vers toi, que tu devrais le ressentir dans ta chair. Ma tendresse pour toi grandit chaque fois un peu plus. Ma joie aussi, ma faculté d'aimer.
J'aime être avec toi, couché dans les herbes du cyberespace, étalant ta chevelure comme une auréole autour de ton visage heureux, qui s'ouvrira peut-etre un peu pour moi, par un sourire, une larme de bonheur...
[...]